ENTRETIEN DE DEBROUSSAILLAGE

Pour les personnes qui viennent de recevoir l'annonce d'un cancer, je pratique l'entretien de débroussaillage décrit par Anne Ancelin Schützenberger (AAS) dans son livre « Vouloir guérir. L'aide au malade atteint d'un cancer » .

 

Il s'agit d'une consultation longue d'une demi journée ou d'une journée où l'on procède au déblaiement de la situation avec mise en évidence :

  • du stress, de la raison ayant pu déclencher ou activer le cancer en diminuant les défenses immunitaires et les mécanismes de réparation des cancers

  • de la détermination à guérir du patient et de son envie réelle de vivre, de survivre, de se battre et de faire ce qu'il faut pour cela, ce qui peut impliquer de cesser de fumer, d'accepter de travailler moins, de changer son style de vie, son alimentation, ses fréquentations, son environnement avec la nécessité de se reprogrammer et d'accepter d'entreprendre une psychothérapie en demandant de l'aide et en participant à des groupes de soutien où l'on exprime ses émotions.

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Dans cet entretien, je fournis des outils de gestion du stress et des émotions pour se relaxer, évacuer les émotions négatives de peur, colère tristesse, découragement et visualiser son corps guérissant. La respiration, l'EFT et la visualisation guidée sont des outils clés que le patient doit savoir utiliser au quotidien dès l'annonce de la maladie.

 

L'annonce du cancer est en en elle-même un choc traumatique qu'il importe de déprogrammer. Il est important de changer ses croyances sur la maladie. Voir le cancer comme un ennemi qui attaque de l'extérieur ou comme une partie souffrante du corps qui réclame de l'attention n'a pas le même impact au niveau de l'inconscient et de la façon dont on réagit à la maladie.

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Je pratique une analyse sommaire du profil psychologique du patient. Est-il cerveau gauche, logique, battant, attendant une prise en charge physique rapide de l'extérieur ou cerveau droit, intuitif, ayant besoin d'attention et capable de se prendre en charge sans se positionner en victime?

 

Est-il isolé ou bénéficie-t-il de soutien au niveau de la famille, du travail, des ami(e)s ?

 

Fait-il du sport, de la méditation, prend-il soin de lui ou s'est-il oublié au profit des autres ?

 

A-t-il des problèmes avec son conjoint, ses enfants, son employeur ?

 

Où habite-t-il ? Dans un endroit calme, à la campagne, dans une maison au milieu de la nature, ou dans une grande ville collé à une antenne relais dans un appartement où il subit les émissions électromagnétiques des boxs de tous ses voisins ?

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Sur des consultations longues il est utile d'aborder les fidélités familiales inconscientes, la réalisation automatique de prédictions et les syndromes d'anniversaire (je manifeste mon cancer au même âge que ma mère selon une hérédité qui s'avère psychologique et non génétique, ou depuis tout petit je suis persuadé que je mourrai au même âge que mon père).

 

Les travaux d'AAS ont montré que grand nombre de malades atteints de cancer gravissime déclaré terminal avaient survécu et vécu dans de bonnes conditions avec disparition des métastases lorsqu'ils avaient découvert avec un choc émotionnel qu'ils étaient tombés malades où devaient être opérés à une date d'anniversaire de la mort d'un parent ou grand parent aimé, dont le deuil n'avait jamais été fait.

 

Selon les propres termes d'AAS « en rendant la maladie et la mort injuste à qui de droit, et en rendant hommage au disparu, quelque chose lâchait prise et la vie reprenait ses droits ».

 

Dans mon expérience personnel, j'ai rencontré des malades reliés à un ancêtre mort dans des conditions dramatiques. En régression hypnotique les patients revivaient les souffrances de cet ancêtre oublié « errant comme une âme en peine ».

 

Il suffisait de permettre une expression de la souffrance des émotions et la révélation de secrets pour assister à une résolution à travers le corps du drame passé avec une pacification conduisant à l'arrêt d'une somatisation liée non pas à la vie du patient mais à la vie de son ancêtre.

 

Les techniques de libérations d'émotions et de mémoires traumatiques liées à des événements vécus par des ancêtres font partie des techniques que je transmest à des thérapeutes dans ma formation à l'almathérapie.

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AAS cite le cas de Nadine, née le jour de la mort de sa grand mère, qui développe un cancer à 33 ans, à l'âge même où sa mère a eu un cancer du sein. Nadine guérira quand ces liens auront été montrés, parlés, métabolisés, quand elle se sera libérée de l'emprise des mythes familiaux ou personnels, quand elle aura coupé son cordon ombilical et aura cessé de vivre par identification avec sa mère et en remplacement de sa grand mère.

Il est important aussi d'évaluer les bénéfices secondaires de la maladie. Il est difficile de guérir du cancer si celui-ci permet de ne plus travailler dans des conditions de travail difficiles, si il amène la compassion du conjoint qui enfin s'occupe de nous, s'il justifie que l'on s'occupe moins de sa maison, de ses enfants et des tâches ménagères quotidiennes.

 

J'ai connu des patientes qui avec un cancer de l'utérus revivaient physiquement l'euphorie du moment où elles avaient été enceintes. Pour rien au monde elles ne voulaient au départ perdre cette sensation physique qui leur rappelait des souvenirs heureux.

Dans l'entretien de débroussaillage, il est important de s'assurer que la personne se soigne et peut faire avec quelqu'un de l'exercice physique. AAS recommande de faire faire par le malade une liste des choses agréables à vivre quotidiennement ; lui faire faire un dessin de son cancer et de sa lutte contre son cancer, pour évaluer sa perception inconsciente de la maladie et si elle pense guérir dans son for intérieur où au contraire si elle pense qu'elle va mourir.

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Dans cet entretien on expérimente une séance courte de relaxation et de visualisation positive, une des clés de la prise en charge du cancer dans l'approche des Simonton.

 

Les consultants de l'entretien de débroussaillage sont des consultants que l'on ne voit généralement qu'une fois. Ils peuvent téléphoner ou écrire et le font pour dire merci, donner des nouvelles, demander un conseil, une aide, un support.

 

S'ils désirent être suivi régulièrement en accompagnement psychologique, libération d'émotions, conseil de santé on entre dans le coaching de vie que je pratique sur la base d'un contrat thérapeutique avec une régularité : toutes les semaines, tous les mois ou tous les 2 mois.

 

Il est important que les patients travaillent chez eux avec un kinésithérappeute ou osthéopathe ou éthiopathe ou masseur ou spécialiste de yoga ou de la méthode Mézières, ou de l'intégration fonctionnelle de Feldenkrais ou autres.

Il est important qu'ils aient comme livre de chevet un ouvrage de thérapeutes spécialistes de la prise en charge émotionnelle, psychologique et spirituelle du cancer comme le livre des Simonton « Guérir envers et contre tout. Le guide quotidien du malade et de ses proches pour surmonter le cancer» ou celui d'AAs « Vouloir guérir. L'aide au malade atteint d'un cancer » ou celui de Bernie Siegel « L'amour la médecine les miracles » ou celui de Lawrence Le Shan « Vous pouvez lutter pour votre vie. Facteurs émotionnels dans le traitement du cancer » ou celui de Kelly A Turner « Les 9 clés de la rémission. Alimentation Forme Emotions Spiritualité ». Ces livres sont de véritables bibles où chaque jour il est important de venir lire des information utiles à la guérison pour ensemencer son inconscient de pensées positives alimentant l'auto-guérison.
 

Pour les croyants, la pratique de la prière est fondamentale pour demander la grâce, la paix et la vie en soi. Surtout pas de culpabilisation ou de vision du cancer comme conséquences d'éventuels péchés. Il est important de se mettre en paix avec ceux qui nous ont fait souffert ou que l'on a fait souffrir en pratiquant le lâcher prise et le pardon. Pour cela il est utile de lire les témoignanges de gens qui ont guéri du cancer. Je recommande les livres d'Anne Frahm, de Susan Moss (hélas en anglais) et de Françoise Gérard.

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Un travail de mise en paix avec ses parents en particulier avec sa mère est au cœur des grandes guérison du cancer. Il faut réparer la blessure de rejet (je n'ai pas été voulu) d'abandon (on ne s'est pas occupé de moi) et d'abus (on a exercé des violences sur moi) mais aussi les schémas mis en place par les parents punitifs, critiques, exigeants, empêchant l'expression des émotions. Je pratique cet accompagnement en coaching de vie avec comme outil la thérapie des schéma de Jeffrey Joung.

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Pour ceux qui ne connaisse pas AAS voici une biographie sommaire de cette psychologue française, également psychothérapeute et professeur émérite à l'université de Nice Sophia Antipolis, où elle a dirigé pendant une vingtaine d'années le laboratoire de psychologie sociale et clinique. AAs est décédée récemment en 2018 à l'âge de 99 ans.

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Anne Ancelin Schützenberger est surtout connue du grand public pour ses apports dans le champ de la psychogénéalogie, avec son ouvrage en 1998 "Aïe, mes aïeux!" et en 2007 "Psychogénéalogie : Guérir les blessures familiales,et se retrouver soi". Elle a publié aussi un livre remarquable avec le Docteur Ghislain Devroede, « Ces enfants malades de leurs parents » qui a beaucoup influencé ma pratique.

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Anne Ancelin Schützenberger est née en 1919. Pendant la seconde guerre mondiale de 1940-1945, elle a participé à la Résistance. Sa maison a été brûlée par les Allemands le 6 juin 1944 dans le centre de la France, la conduisant à un exode qu'elle décrit dans son livre « Le plaisir de vivre ».

 

Citation « Le 6 juin 1944, quand les Allemands ont brûlé ma maison, au lieu de m'affoler, cela a provoqué en moi un sentiment de liberté incroyable. Malgré les difficultés, ne plus rien avoir est une expérience intéressante. » Lire le hors-série collector du magazine Psychologie N° 55

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À 90 ans, Anne Ancelin Schutzenberger revient dans « Le plaisir de vivre » sur son incroyable parcours marqué par la sérendipité et le plaisir de vivre. Elle aborde de nouveau les transmissions invisibles. Elle montre tout ce que l'analyse transgénérationnelle peut apporter aux malades, en particulier à ceux qui souffrent d'un cancer. Et elle explique pourquoi la guérison passe si souvent par les petits plaisirs que l'on doit ne jamais oublier de s'offrir.

 

Savoir saisir, pour soi-même ou pour autrui, ce qui survient comme par la chance d'un hasard heureux, c'est faire l'expérience de la « sérendipité » . Entre espérance et action, cette ouverture d'esprit, qui s'apprend et s'entretient, peut renverser les situations et vous sauver la vie.

 

Extraits : Pour choisir la vie, il faut tenir parole et tourner la page - autrement dit, être capable de rechercher la personne aimée dans les Enfers et de repartir vers la vie sans se retourner, de surmonter un traumatisme, d'en faire le deuil, de s'en libérer en "l'oubliant", si j'ose dire, en choisissant la vie.

 

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Certaines personnes n'osent pas prendre de place; respirent à peine et s'assoient dans la vie comme sur un strapontin.

 

L'une des choses que j'ai apprise avec l'age, ou plutôt qui s'est imposée à moi, est que l'on peut prendre plaisir à vivre à tout moment, dans n'importe quelle situation de bonne ou de mauvaise santé, voire de souffrance, et que ce plaisir de vivre améliore la situation quelle qu'elle soit.

 

Pour guérir il faut vivre, vivre à son idée à soi, et non pas à l’idée à papa, maman, à l’idée de la société, de la concierge ou du voisin. Pour améliorer ses chances de guérir, il est préférable de vivre selon ses désirs, en découvrant ses valeurs propres, de réaliser ses envies, ses besoins profonds, et non selon des projets, « un scénario de vie » , un « script » programmé par la famille ou la société ou pour faire plaisir à quelqu’un.


Le « sacrifice de soi » se paye souvent par l’épuisement, la maladie ou la mort.


On vit pleinement centré sur soi, son être profond et non décentré et comme jouet ou porte-parole d’autrui.
 

Pour guérir, il faut vouloir guérir.


Pour vouloir guérir, il faut avoir envie de vivre.


On a d’autant plus envie de vivre qu’on a réellement affronté la mort, qu’on s’est découvert soi-même, ses possibilités et sa voie.

 

Croire passionnément en quelque chose est facteur de guérison. Faire de la musique ou de la danse, écrire, peut-être une ascèse, est un facteur de transformation. On peut dire que la maladie transforme et que la transformation (la mort acceptée, la paix avec soi, le goût de vivre) remet la vie en marche.

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Les méandres de l'inconscient sont tels que parfois les gens qui disent vouloir guérir font, sans le vouloir et sans le savoir, tout pour avoir des rechutes ou des accidents, ou pour aller un peu mieux, ne pas mourir, ne pas trop souffrir - mais ne pas guérir.

 

En plaisantant, mais avec un fond de vérité, on a presque pu dire que les malades difficiles et exigeants guérissaient plutôt mieux que les autres, et qu'il faudrait apprendre aux malades "trop gentils" à refuser d'aider conjoint, enfants, parents, voisins, amis, soignants, à ne plus dire "je ne voudrais pas vous déranger", à se plaindre, à réclamer et à penser d'abord à eux-mêmes (à être "plus égoïstes"), et à cesser de "se sacrifier".

 

L'effet placebo est peut-être lié à une prédiction que l'on fait dans sa tête : ce qui vous soigne (le médecin, le médicament) va vous guérir.

 

Mozart a composé "Les petits riens". Et les petits riens de la vie sont la trame de l'existence. Quatre plaisirs par jour, tous les jours, redonnent du sel à la vie.

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Sur fond de douleur et d'insatisfaction, il faut savoir apprécier et goûter les mille et un petits bonheurs très simples qui s'offrent dans le cours d'une journée, du matin au, soir. Ils se présentent comme une éclaircie, comme des rayons de soleil perçant un ciel orageux. Ce sont des bonheurs à regarder comme le sourire d'un enfant, le visage d'une personne aimée, les branches du figuier qui ploient sous le poids des fruits mûrs ; des bonheurs à respirer comme les grappes jaunes de la glycine qui embaument sous la tonnelle, les senteurs fraîches de la lavande ou le parfum suave des lys ; des bonheurs à écouter comme le chant des oiseaux qui reviennent avec le printemps, accompagnant chaque journée des éclats de leur gaieté ; Mille petits bonheurs jalonnent ainsi notre existence. Les plaisirs qu’ils procurent sont passagers, mais ils réjouissent notre quotidien.

Anne Ancelin Schützenberger s'est formée au psychodrame avec Moreno, à la communication non verbale avec Erwin Goffmann, Shefflen, et Ray Birdwhistell et l'école de Pennsylvanie (USA), à la thérapie brève d'urgence avec Diana Everestine, à la psychanalyse avec Robert Gessain (aussi anthropologue et directeur du Musée de L'Homme à Paris) et Françoise Dolto, à l'analyse de groupe aver Sigmund Heinrich Foulkes (Londres), et Eduardo Cortesão (Lisbonne), à la dynamique des groupes par les élèves de Kurt Lewin : Leon Festinger, Ronald et Rosemary Lippitt, Dorwin Cartwright, Alvin Zander (Université du Michigan).
 

Elle a travaillé avec les plus grands psychologues et anthropologues comme Carl Rogers, Margaret Mead et Gregory Bateson, et un peu avec le groupe de Palo Alto, Paul Watzlawick, etc.

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Dans les années 1970, elle commence à s'intéresser aux méthodes complémentaires de soins aux malades atteints de cancer et d'aide psychologique aux malades et à leurs familles.

AAS a eu connaissance très tôt des travaux des Simonton qui multipliait la durée de survie de cancéreux par une approche psychologique associant diverses techniques de relaxation, visualisation, groupes de paroles.

 

Elle a traduit en français et fait connaître leur ouvrage «  Guérir envers et contre tout : Le guide quotidien du malade et de ses proches pour surmonter le cancer. »

 

Se fondant sur les recherches faites par les Simonton, sur les découvertes de la psycho-neuro-immunologie, et sur sa propre expérience de psychologue clinicienne, elle a accompagné de nombreuses personnes atteintes de cancer.

 

Dans son livre livre « Vouloir guérir. L'aide au malade atteint d'un cancer », elle fait part de son expérience soit plus de vingt ans de pratique d'aide au malade atteint d'un cancer. Elle montre comment en complément du traitement classique du cancer des approches comme la relaxation, la visualisation positive, la lutte contre le stress, la modifications des croyances limitantes, la prise de conscience des syndromes d'anniversaire, l'accompagnement psychothérapique en groupe et individuellement et le changement des conditions de vie permettent une amélioration considérable de la survie des patients et mènent parfois à une guérison définitive du cancer.

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Son livre décrit une démarche, qui consiste à rechercher et développer les conditions les plus favorables à la lutte contre la maladie, en impliquant non seulement le malade lui-même, mais aussi sa famille, ses proches et ceux qui le soignent. Il s'agit de retrouver l'espoir, pour développer l'envie de vivre, pour transmettre des « recettes » déjà utilisées par des « battants », des « survivants », et qui peuvent aujourd'hui conforter chacun dans sa volonté de guérir.

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Extraits : Linus Pauling indique qu’on retrouve trente à quarante fois plus de cancers du pancréas et de la thyroïde dans les autopsies (de mort naturelle ou pour des causes autres que le cancer) que parmi les malades cancéreux. Ce qui prouve donc qu’il existe des cancers larvés avec lesquels certains vivent très bien et très longtemps.

 

Il peut y avoir une petite cause [au cancer] six mois ou deux ans avant l’apparition ou l’émergence du cancer, et qui active ou réactive autre chose, ce qui est une surdétermination. Peu importe si la cause trouvée par le « client » est vraie ou non ! Ce qui est important, c’est de trouver une raison et une explication.

 

Le corps ne peut encaisser et métaboliser qu’un certain nombre et une certaine durée de mobilisation. Mais le monde moderne ne nous permet généralement plus cette réaction physique-motrice lutte/fuite, et l’homme « encaisse » réprimandes, blessures d’amour propre, et ennuis ; au lieu de se décharger dans l’action, ces forces inutilisées, ces décharges d’adrénaline […] le « minent » et il est souvent malade d’une « overdose de stress » qui peut stopper certaines fonctions et diminuer l’immunologie.

 

La suppression ou la non-verbalisation de l’anxiété augmente la valeur des adrénocorticoïdes qui finira par promouvoir une carcinogenèse.

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Si on comprend et prend en compte les sentiments et raisons de l’Autre, on peut ne plus avoir de ressentiment contre lui. Et c’est très important pour aller mieux.

 

Avec le même pronostic et le même diagnostic, un certain nombre de gens mouraient vite d’un cancer et […] d’autres voyaient leur état devenir stationnaire, puis s’améliorer, jusqu’à ce qu’ils arrivent à ce qu’on appelle des « rémissions spontanées ». […]. Il s’agissait en général de « battants », c’est-à-dire de gens qui avaient envie de se battre, de vivre, envie de comprendre leur vie, et leur maladie.

 

D’autre part, à peu près tous avaient découvert les « agressions » dont ils avaient été victimes, drames et souffrances de leur vie, et stress qu’ils avaient subis ; ils avaient découvert ce à quoi ils étaient attachés, et qu’ils avaient perdu ; ils avaient pris conscience des rapports qui pouvaient exister entre le déclenchement de leur maladie et les stress, deuils, ou […] « perte d’objet d’amour », qu’ils avaient subis.

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​La visualisation n’est positive que lorsque l’inconscient a des images positives et lorsque le malade peut examiner avec quelqu’un les bénéfices secondaires de sa maladie et le contenu réel de son imagerie mentale, et de sa visualisation, et de ses dessins.

 

Il y a des gens qui peuvent faire de l’exercice physique et d’autres qui se font tirer l’oreille et se trouvent des excuses. Par exemple, quand un malade est couché au lit « avec des tubes partout », on se demande : « Que peut-il faire ? » Or, il peut toujours bouger un index et, s’il décide de faire l’exercice, les lundi, mercredi et vendredi de 16h à 17h, il arrête tout de 16h à 17h et il bouge un index, puis une main, puis les muscles d’un bras, puis …