A PROPOS DU BUSINESS  DU CANCER

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le marché du cancer

 

Les internes de Villejuif avaient écrit sur le mur de leur sale de garde : le cancer fait vivre davantage de gens qu'il n'en tue...La plupart des chimiothérapies sont cancérigènes et 2,6% des malades seulement ont une rémission au-delà de cinq ans...on peut donc mourir « guéri » à 5 ans et 3 mois en servant les statistiques ... 

 

L'avis d'un cancérologue éminent

 

« Il y a de plus en plus de cancers parce que le dépistage est beaucoup plus précoce, mais on ne les maîtrise pas aussi bien qu'on dit, malgré la chimiothérapie qui est surtout prônée par les chimiothérapeutes et par les laboratoires et pour cause : ils en vivent.

Si j'avais une tumeur, je n'irais pas dans un centre anti-cancéreux » (Pr Georges Mathé, créateur en 1964, de l'Institut du cancer et d'immunogénétique à l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif  )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La surmédicalisation iatrogène consécutive au dépistage

 

Le dépistage conduit à une explosion alarmante de l'incidence des cancers et conduit à une sumédicalisation très lucrative de tumeurs peu agressives qui ne se seraient pas déclarées cliniquement avant un âge avancé.

Globalement la mortalité par cancer n'est pas affectée par le dépistage. Par contre les risques associés aux traitement augmentent considérablement.

 

Sachant que la radiothérapie du sein induit des problèmes cardiovasculaire, des cancers du poumons et autres cancers qui ne seront pas comptabilisées dans la mortalité par cancer du sein, on observe que le dépistage augmente pourtant progressivement et significativement le risque de mortalité par rapport au non dépistage entre 50 et 80 ans.

 

Ce qui est vrai pour le cancer du sein est retrouvé pour d'autres cancers comme le cancer de la prostate chez l'homme où l'incidence a augmenté considérablement suite au dépistage par la mesure du PSA sanguin sans que la mortalité soit notablement diminuée.

Nous sommes tous porteurs de petites tumeurs (du sein, de la prostate) et ce très jeune. La plupart d'entre nous mourront avec ces cancers occultes qui ne se seront pas manifestés cliniquement, comme le révèlent les autopsies.

 

​​L'inventeur du PSA lui-même, le Dr Richard J. Ablin, a énergiquement désavoué son propre test dans les colonnes du New York Times. Il qualifiait son invention de "désastre de santé publique" en raison de ses imperfections et de son coût démesuré, 3 milliards de dollars rien qu'aux Etats-Unis. (en France, environ 5 millions de tests ont été réalisés en 2010).

 

Le taux de PSA peut s'élever en cas de simple infection localisée ou de présence d'une tumeur bénigne ou parce qu'on vient de faire du vélo.

 

Face à un PSA modérément augmenté, la spirale médicale va vite s'emballer : répétition de biopsies de la prostate à la recherche de cellules cancéreuses, mise en place de traitements qui rendront impuissants ou incontinents dans de nombreux cas, poussant certains patients au suicide

 

Le PSA de dépistage comme le dépisatge du cancer du sein n'allonge pas la vie du patient, il ne fait qu'allonger sa vie de malade. Mais il rapporte à l'industrie du cancer.

 

Concernant les chimiothérapies

 

 

Le Dr Ulrich Abel, épidémiologiste allemand du Centre du cancer de Heidelberg-Mannheim, a passé en revue tous les documents publiés sur la chimiothérapie par plus de 350 centres médicaux à travers le monde. Après avoir analysé, pendant plusieurs années, des milliers de publications, il a découvert en 1992 que le taux global de réussite de la chimiothérapie à travers le monde était « lamentable », seulement 3 %, et qu'il n’existait tout simplement aucune preuve scientifique indiquant que la chimiothérapie pouvait « prolonger de façon sensible la vie de patients souffrant des cancers organiques les plus courants ».

Il qualifie la chimiothérapie de « terrain vague scientifique » et affirme qu'au moins 80 % de la chimiothérapie administrée à travers le monde est inutile et s'apparente aux « habits neufs de l'empereur », alors que ni le docteur ni le patient ne souhaitent renoncer à la chimiothérapie.

Le Dr Abel a conclu : « Nombre de cancérologues tiennent pour acquis que la chimiothérapie prolonge la vie des patients. C'est une opinion fondée sur une illusion qui n'est étayée par aucune des études cliniques...

 

Une des plus grandes méta-analyse réalisée entre 1990 et 2004 avec 72 963 patients en Australie et 154 971 patients aux Etats-Unis a trouvé que pour tous cancers confondus, le taux de survie après cinq ans était de 63 % (plus de 6 patients sur 10 vivaient encore, cinq ans après la découverte de leur cancer).

 

Mais dans cette statistique globale de survie, la part des gains attribuable uniquement à la chimiothérapie ne représentait que 2,1 % aux États-Unis, et 2,3 % en Australie.

 

Notons que cette méta analyse concernait essentiellement les cancers solides et excluaient les cancers hématologiques (leucémie myéloïde chez l’enfant, maladie de Hodgkin, lymphomes non hodgkiniens).
 

Le business du cancer

 

« Si rien n’est fait pour contenir les prix « injustes » et « exorbitants » des médicaments anticancéreux, ils représenteront un marché de 144 milliards d’euros en 2020, « soit un doublement en six ans » du coût de ces traitements.« , mais cela va encore plus loin:

« La prochaine molécule qui devrait arriver en France pour le traitement du mélanome, commercialisée sous le nom de Keytruda, coûterait plus de 100 000 euros par an pour chaque patient traité » . ( Francetvinfo.fr )

Alors que la mortalité par cancer ne cessait de diminuer depuis plus de trente ans, le cancer a été déclaré priorité de santé publique dès 1998 et l'objet de plans successifs d'organisation extrêmement coûteux (1,97 milliard d'euros pour le plan 2009-2014). Le coût du cancer s'élève environ à 14 milliards d'euros annuels pour 350 000 nouveaux patients par an soit 8% des dépenses de santé pour 2% de la population. Les valeurs boursières pharmaceutiques sont devenues valeurs refuges.

 

La mise à disposition très précoce de nouvelles molécules dites innovantes pour 1 milliard d'euros annuel échappe au circuit sécurisé habituel du médicament.

 

Vendues à prix d'or avant même les résultats des essais thérapeutiques, elles mettent en péril l'équilibre de la Sécurité sociale sans bénéfice majeur pour les patients et posent la question du bien-fondé de ces décisions autocratiques au profit de Big Pharma.

Nicole Delépine dénonce le basculement de notre système de santé dans le capitalisme financier et le despotisme bureaucratique, et explique que la convergence d'intérêts politiques et de lobbies médicopharmaceutiques a conduit à une OPA sur le cancer.

Fille de l’un des fondateurs de la Sécurité sociale, Nicole Delépine est responsable de l’unité d’oncologie pédiatrique de l’hôpital universitaire Raymond Poincaré à Garches (APHP). Thérapeute engagée, elle a déjà publié La face cachée des médicaments, Ma liberté de soigner et Neuf petits lits au fond du couloir aux éditions Michalon pour défendre en cancérologie pédiatrique une médecine de pointe, humaine et individualisée.

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